HiStOiReS InDiEnNeS.2
VOYAGE en INDE (été 2007) dans l' HIMALAYA : LADAKH, HIMACHAL PRADESH.

Menu

Accueil
Qui suis-je ?
Album photos
Archives
Mes amis

Rubriques

A1. L INDE a PARIS, mai.juin 2007.
A2. L ART GUPTA, expo : juin 2007
A3. JIVYA SOMA MASHE. NEK CHAND. Eté 2007
B1. FAUTE au METRO de DELHI !
B2. COMPLAINTE du GRILLON de DELHI
C1. SINGERIES à SHIMLA
C2. SHIMLA : débordements.
D1. Sur la ROUTE de MANALI
D2. MANU à MANALI
E. NUIT à SARCHU (4253 m).
F1. FESTIVAL de CHEY
F2. La GRECE me BLESSE
F3. SILEX
F4. THIKSE, un MONASTERE
G. Soucis d'un OCCIDENTAL au LADAKH
H1. YANGTANG TOPKA
H2. DANSES de DERVICHES-LADAKHIS
H3. TREK dans le CHAM
H4. D'HEMIS-SHUKPACHEN à LAMAYURU
H5. LAMAYURU : de moines
I. ALCHI (I et II).
J. CHEMREY : une approche
K. Une PUJA à LEH
L. TSO MORIRI : vallée de la RUPSU
M1. KHARDUNG LA, 5602 m
M2.Sous le SOLEIL de HUNDER
N. Le PROJET HIMALAYA
O. A VELO au LADAKH
P1. KIBBER
P2. Sur les TOITS du KI GOMPA
P3. Du SPITI au KINNAUR
Q1. TABO : la vie d'un monastère
Q2. DHANKAR : nid d'aigles
Q3. CHECK POINTS au KINNAUR
Q4. De TABO à CHANGO (Rodéo en jeep)
Q5. Un DALAI LAMA voyageur
R1. KALPA
R2. Du KINNAUR
R3. SARAHAN : temple de Bhimakali
S. RAMPUR : visite impromptue
T. SHIMLA
U. Une VIE de CHIEN
V. VOYAGES

Menu

http://inde.uniterre.com
http://inde3.uniterre.com
http://sikh.uniterre.com
http://bouddha.uniterre.com
http://nepalaises.uniterre.com
http://nepalaises.blogspot.com
http://bouddhique.blogspot.com
http://jainiste.blogspot.com
http://hindouistes.blogspot.com
http://durajasthan.blogspot.com
http://gujarates.blogspot.com
http://hindou.uniterre.com
http://darjeeling.uniterre.com
http://jain.uniterre.com
http://vagabonder.uniterre.com
http://georgia.uniterre.com


La FAUTE au CHANTIER du METRO de DELHI ! (06.07.2007).

 

 

 

LA FAUTE au CHANTIER du METRO de DELHI !

 

 

 

Lorsqu'on débarque à l'aéroport international de Delhi, il faut s'attendre à tout. (Ce pourrait-être une citation posthume d'Indira Gandhi).

Au début, tout va bien.

A la sortie de l'avion, une bouffée de soupe chaude happe les voyageurs : coup de langue d'une vache géante qui lèche leur corps jusqu'à l'âme.

Ils passent par le guichet de l`immigration, récupèrent leur bagage sur le tapis roulant correspondant au vol de leur avion, échangent leurs devises en roupies indiennes dans une banque proche.

 

C'est ensuite que les choses sérieuses commencent.

Sous le hall de la sortie, des centaines de personnes brandissent une pancarte proposant : une chambre d'hôtel, un taxi, un guide, ou tous les services imaginables. Il est près de 23h, heure locale... Filons à travers cette forêt humaine, sans hésiter, ralentir, ou commencer à lire une pancarte, au hasard...

Vous parvenez à l'extérieur, accroché par des chauffeurs de taxi, des hellos jaillissent, un homme vous appelle "My friend".

Vous savez ce que vous voulez : repérer le bus qui relie l'aéroport à la gare ferroviaire de New Delhi.

 

Pas de bus. Alors vous parcourez la place de l'aéroport : vous ne voyez que deux cars touristiques. Attiré par un grand panneau, vous approchez. Un vieil homme assis sur un rebord de trottoir répond vaille que vaille à vos questions. Oui, il attend le bus qui va au centre de Delhi. Vous déposez votre sac à dos. Assis à côté de lui, vous regardez le fourmillement des gens.

Quelques voyageurs occidentaux prennent un taxi, des Indiens s'engouffrent dans des taxis prépayés, des mendiants déambulent lentement, des policiers en uniforme bullent un bâton à la main. Il fait chaud, les véhicules claxonnent sans cesse, des chiens reniflent entre les déchets. Un quart d'heure plus tard, le bus arrive. Vous y montez avec cinq passagers, tous Indiens. Parmi les nombreux Occidentaux de mon avion, beaucoup sont encore dans l'aéroport, certains sont en transit. Ceux qui sont sortis se sont engouffrés dans un car touristique, ou dans un taxi pour le centre de Delhi.

 

Après un faux départ, le bus démarre vraiment avec une dizaine d`Indiens - rien que des hommes. La plupart tentent de se rafraîchir à travers les fenêtres ouvertes, tête au vent. Quand la pluie tombe, tous s'éloignent des fenêtres.

Après minuit, le contrôleur me fait signe de prendre mon sac.

- "Where is New Delhi Railway Station ?"

Réponse vague du bras, par là !

 

Comité d'accueil d'autorickshaws et de rickshaws. Pas besoin, la gare doit être à proximité. Mais après quelques dizaines de mètres, je constate que je ne peux localiser cette gare et la pluie redouble.

Un autorickshaw tenace finit par m'arrêter. Selon lui, la gare de New Delhi est à vingt minutes de marche, en rickshaw ce ne sera que 10 Rs.

Après réflexion, la pluie me décide à accepter. Il me raconte alors que les travaux du métro ont bouleversé Paharganj. Les hôtels ayant fermé, je vais devoir dormir ailleurs cette nuit. Cela me semble bizarre, et je réitère ma demande d'aller à la gare. Quand nous stoppons, il me demande de rester, pour constater les travaux par moi-même. Redémarrant, il me fait voir de grandes tranchées à proximité.

- "But in my mind, Main Bazaar is just in the opposite !"

- "No ! You`re wrong ! It`s because of the metro ! I will show you !"

Et le chauffeur me baratine tellement que j'hésite à l'obliger à revenir près de la gare pour m'y déposer...

Il reprend le même chemin qu'à l'aller, m'annonce pouvoir trouver un hôtel dans un autre quartier. Il me montre deux stations de métro, à Connaugh Place et à Karol Margh. Bref, il m'embrouille et m'assure que nous allons trouver vers Market Place. C'est le début d'une errance de près de deux heures...

 

Nous allons écumer une quinzaine d'hôtels. Dans plus de la moitié, ils s'annoncent complets. Dans les autres, ils sont trop chers. Un hôtelier demande 165 $, d'autres exigent plusieurs milliers de roupies !

Je prends cette virée avec philosophie : "Ils sont fous avec leurs prix ! Je sens que je vais coucher dehors... Ce ne sera pas la première fois... Je vous remercie pour ce Tour de Delhi by night. Pas grand monde dans les rues ! Ce sont tous de sacrés couche-tôt ! Vraiment, cela suffit, retournons à la gare de New Delhi, je me débrouillerai pour trouver un hôtel !"

Le chauffeur me trouve trop relaxe. Il me prédit le pire si je persiste à vouloir revenir à la gare. "Delhi est très dangereux ! Je veux vous aider ! Vous ne vous rendez pas compte des risques ! Un étranger est agressé s`il traîne dans les rues si tard. Je vais vous trouver une chambre pas chère pour cette nuit, faites-moi confiance. Vous ne savez pas ce qui a changé à Paharganj et autour de la gare avec les travaux du métro depuis huit mois. Ce n'est plus comme avant. Il faut suivre mes conseils !"

Et nous descendons demander dans un autre hôtel, qui se dit complet.

 

Au bout d`une heure, il s'arrête devant un "office d`information touristique", par l'intermédiaire duquel je pourrai trouver une chambre. Craché-juré !

Un grand moustachu me fait asseoir, style grand prince, qui va résoudre tous mes problèmes. Et il me fait le coup du téléphone : au premier hôtel, plus de chambres libres ; au second, une seule chambre double à 120 $,...

Je ne peux m'empêcher de rire, de commenter son petit jeu à ma façon :

- "Elles ne sont pas données vos chambres ! C'était 120 Rs, non 120 $... Une telle confusion est impardonnable de la part d`un professionnel sérieux comme vous ! Je parie 200 $ que vous ne pourrez rien pour moi. Vous allez échouer à me trouver une chambre simple pour un prix normal, etc."

Cela le déconcerte, et il s'avoue très vite vaincu. Bon prince, je ne lui réclame pas les 200 $, que je viens pourtant de gagner...

Avec le chauffeur, la tournée des hôtels continue.

 

Après une heure et demie, sa mine s'allonge, affiche d'indubitables signes de découragement, puis de fatigue. Avec optimisme, je continue à refuser les chambres que l'on me propose à : 3500 Rs, 2800 Rs, 2200 Rs, 1700 Rs,...

Vers deux heures du matin, le chauffeur m'annonce que je dois accepter, sinon il retourne chez lui. A l'hôtel suivant, j'arrive à faire descendre le prix d'une double à 1200 Rs. Mais cela reste trop cher.

 

Pourquoi ne pas chercher dans les quatre ou cinq hôtels de ce bout de rue ?

A côté, l'hôtelier ne veut pas descendre à moins de 1600 Rs. Les autres hôtels sont soit complets, soit beaucoup plus chers.

Je propose au chauffeur de revenir au premier. Un couple d`Occidentaux vient de la louer et c'était la dernière. Le chauffeur se lamente :

- "Vous auriez dû la prendre ! Une chambre bon marché, la seule du quartier ! C'était une affaire !"

- "Une affaire : 1200 Rs ? Vous êtes complément fou ! Pour 150 Rs, d'accord. Vous êtes prêt à payer 1200 Rs pour dormir une nuit ?"

Comme il préfère ne pas me répondre, je décide de revenir à l'hôtel voisin. Après marchandage serré, l'hôtelier baisse ses exigences de 1600 Rs à 1000 Rs.

Banale, la chambre n'a pas de fenêtre et la salle d'eau rouille et se déglingue (la douche ne fonctionne pas). Cela pue l'arnaque, mais cette tournée des hôtels ne m'amuse plus. Je choisis d'aller dormir.

Je redescends payer le chauffeur : "I`ll remember a long time your company !"

J'ai envie de lui demander le montant de sa commission, mais... je l'ai assez vu et je remonte me coucher.

 

 

Le lendemain vers 8h, j'oblige mon nouvel autorickshaw (qui s'arrête d'abord devant une agence de voyage !) à me déposer à la gare...

Le Main Bazaar n'est pas chamboulé par les travaux du métro. Paharganj accueille plus que jamais les routards.

Ce chauffeur était un menteur de première classe.

 

 

Lionel Bonhouvrier.

 

 

DROIT D'AUTEUR :


Les textes et les photographies présents sur ce blog http://inde2.uniterre.com sont protégés par le droit d'auteur et les droits de propriété intellectuelle.
 
Toute reproduction ou représentation, sans autorisation préalable de l'auteur, en tout ou partie, de tout texte présent sur ce site à d'autres fins sur un quelconque support est interdite.
 
Le non-respect de cette interdiction constitue une contrefaçon pouvant engager la responsabilité civile et pénale du contrefacteur.  



Publié à 05:55, le 6/07/2007 dans B1. FAUTE au METRO de DELHI !
Lien